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Biographie

Le général Charles MANGIN

Engagé volontaire le 17 août 1885 au 77° Régiment de ligne, Charles Mangin (1866-1925) est admis à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr le 30 octobre 1886, au sein de la promotion « de Chalons ».

Sous-lieutenant puis lieutenant au 1er Régiment d’infanterie de marine, il est blessé à quatre reprises entre 1891 et 1894 au Sénégal puis au Soudan. Son courage au feu lui vaut d’être fait officier de la Légion d’honneur en 1894. De 1896 à 1899, il est choisi pour commander la compagnie d’escorte de la mission Marchand qui, partant du Gabon, doit traverser l’Afrique d’ouest en est.

Capitaine, puis chef de bataillon breveté d’état-major en 1899, il est affecté en état-major en Indochine avant de rejoindre le 8° Régiment de tirailleurs tonkinois puis le 6° Régiment d’infanterie coloniale. Nommé lieutenant-colonel en 1905, il prend la tête de l’état-major du commandant supérieur au Soudan français. Homme de terrain, il n’y remplit pas les fonctions du service d’état-major mais est employé au commandement de la troupe. En 1908, il retrouve le 1er Régiment d’infanterie coloniale. Colonel en 1910, il est l’adjoint du général Lyautey, Commissaire résident général de France au Maroc. A ce titre, de février 1912 à juin 1913, il prend part aux combats pour la pacification du Maroc.

En août 1913, promu général de brigade, il est affecté à l’état-major de l’armée. A la déclaration de guerre en août 1914, il prend le commandement de la 8° Brigade d’infanterie pour un mois, puis devient commandant par intérim de la 5° Division d’infanterie. Il obtient alors sa première citation à l’ordre de l’armée :

« … Grâce à son énergie, à sa présence au milieu de ses troupes aux endroits les plus exposés, à l’influence qu’il a su déjà acquérir, cet officier général est parvenu à maintenir sa division devant une contre-attaque très violente… »

En 1916, général de division, il commande le 11° Corps d’armée, avec lequel il reprend le fort de Douaumont, puis la VI° Armée au moment de l’offensive du général Nivelle au Chemin des Dames en avril 1917. L’offensive se soldant par un échec, il est placé en disponibilité. Rappelé en décembre 1917, il prend le commandement du 9° Corps d’armée avant d’être mis à la tête de la X° Armée. Sa contre-offensive de Villers-Cotterêts le 18 juillet 1918 permet la victoire des troupes alliées à la seconde bataille de la Marne. La citation qu’il reçoit à cette occasion commence par ces mots : « Chef d’armée intrépide, ne connaissant pas d’obstacles… ».

Par décret du 30 janvier 1920, le général Mangin est nommé membre du Conseil supérieur de la guerre. En 1922, il voit l’aboutissement de sa carrière en assumant les fonctions d’inspecteur général des troupes coloniales. Grand-croix de la Légion d’honneur depuis 1919, il reçoit la Médaille militaire sur son lit de mort le 12 mai 1925.