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Biographie

Le général Antoine Louis Charles LASALLE


D’une famille de petite noblesse, Antoine de Lasalle (1775-1809) est sous-lieutenant en 1786 avant de s’engager pendant la Révolution dans le bataillon parisien des Piques et de participer en 1793 à la campagne du Nord comme chasseur à cheval.

Aide de camp de Kellermann, il est rapidement promu lieutenant et envoyé à l’armée d’Italie en 1796. D’une intrépidité exceptionnelle, il s’infiltre, le 6 janvier 1797, à la tête d’une escouade derrière les lignes autrichiennes jusqu’à Vicence et rapporte à Bonaparte des renseignements décisifs. Immédiatement nommé chef d’escadrons, il combat à la bataille de Rivoli où son unité capture un bataillon d’infanterie autrichienne.

Lors de l’expédition d’Egypte, il se distingue à la bataille des Pyramides le 21 juillet 1798, ce qui lui vaut d’être nommé chef de brigade de chasseurs à cheval et de remonter le Nil avec Desaix.

Rentré en France en 1800, il reçoit un sabre et des pistolets d’honneur. C’est à cette période qu’il est nommé colonel de hussards et déclare : « Tout hussard qui n’est pas mort à trente ans est un jean-foutre ».

Général de brigade en 1805, il a une réputation de cavalier à la tête de sa « brigade infernale » qui confine a la légende dès 1806. Après Iéna, il traque l’armée prussienne en déroute : il capture les gendarmes de la garde prussienne, fait capituler Hohenlohe à Prentzlow, s’empare à la hussarde de la forteresse de Stettin puis oblige Blücher à se rendre à Lübeck.

Lasalle combat encore à Golymin le 26 décembre 1806, où sa brigade subit un terrible feu des Russes pendant une heure. Fait général de division le 30 décembre de la même année, il participe à la bataille de Heilsberg le 10 juin 1807 où Murat et lui se sauvent mutuellement la vie.

Fait comte de l’Empire, Lasalle est envoyé en Espagne. Il est le héros de la bataille de Medina del Rio Seco. Vainqueur à Villa Viejo le 10 novembre 1808, il sauve l’armée française à la bataille de Medellin le 29 mars 1809 en enfonçant une masse de 6000 fantassins espagnols.

Rappelé d’Espagne pour participer à la campagne contre l’Autriche, il prend part à la bataille d’ Essling les 21 et 22 mai 1809 et aux combats de l’armée du Prince Eugène de Beauharnais pour la ville de Raab, du 15 au 24 juin.

Revenu sur le théâtre principal, il est à la bataille de Wagram où il tombe d’une balle reçue en plein front le 6 juillet 1809. Sa mort au combat survient quatre années après le terme de la vie de hussard qu’il avait lui-même fixé.

Autre biographie moins officielle

Pour beaucoup d'amateurs, il est considéré comme le meilleur chef de cavalerie de France. Comme Montbrun il savait lire la situation sur le champ de bataille et s'adapter sans délai aux changements tactiques. Montbrun avait le soutien sans réserves de ses hommes ; ils adoraient Lasalle. Ils l'auraient suivi n'importe où. Comme Montbrun il commandait très en avant et brillamment de grandes formations de cavalerie.

Le plus souvent au cœur de l'action, il fut présent à Vicence, Rivoli, au passage de la Piave, au Tagliamento, à la bataille des Pyramides, à Salahieh, Redemieh, Samanhout, Thèbes, Djehemali, Vinnadella, Austerlitz, Schliez, Zehdenick, Prentzlow, Stettin, Lübeck, Golymine, Ziegelhoff, Heilsberg, Torquemada, au pont de Cabezon, à Medina del Rio Seco, Burgos, Villa Veijo, Medellin, Essling, Raab, et enfin Wagram.

Il fut fait prisonnier deux fois, reçut de nombreuses blessures, il sauva la vie de Davout à Redemieh, et se vit donner un sabre et des pistolets d'honneur à son retour en France.

C'était le chef de cavalerie par excellence, particulièrement apte à lire les lignes du terrain sur lequel il allait charger. Il ne craignait ni la mort ni les mutilations. C'est vrai qu'on le cite comme disant qu'un hussard qui n'était pas mort à 30 ans était un jean-foutre. Il est mort en fait à 34 ans, à Wagram, en juillet 1809, le front troué, mort avant de tomber de sa selle.

Sa faiblesse, surtout dans sa jeunesse, était son tempérament flamboyant, qui cotoyait parfois la témérité. Il travaillait avec acharnement, jouait avec acharnement et, avant son mariage, était un Don Juan sans limites. On rapporte des histoires sur les risques qu'il prenait pour poursuivre une liaison, allant jusqu'à traverser les lignes ennemies.

Il n'était pas très grand, mais c'était de loin le meilleur commandant de cavalerie légère. Un commandant connu pour avoir, à l'occasion, chargé avec rien d'autre que sa pipe et sa main.

Il s'était assagi et était devenu plus sérieux après son mariage en 1803 avec Joséphine-Jeanne-Marguerite d'Aiguillon, divorcée du général Berthier. Ayant le sens du devoir et des responsabilités, il prit soin des trois enfants du général Berthier comme s'ils étaient les siens. Joséphine et lui eurent une fille, née en 1806.

L'Empereur et l'armée furent particulièrement sensibles à sa disparition.