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Promotion Général Lasalle


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Informations

Statistiques à l'entrée à l'Ecole (1979)

La promotion compte 183 EOA français et 6 étrangers.

EOA français : 72 option sciences, 108 option lettres, 3 option sciences éco.
Age moyen : 21 ans et 3 mois.
Etablissements de préparation : total (sciences+lettres)
- militaires : La Flèche 32 (13+19), Saint-Cyr 52 (15+37), Collège naval 4 (4+0), Aix 64 (38+26), Autun 11 (0+11), Le Mans 4 (4+0)
- civils : Henry IV 1(0+1), Clémenceau Nantes 1 (1+0)
- corniches mili : Toulon 4 (0+4), Nancy 4 (0+4), Strasbourg 2 (2+0), Henry IV 1 (0+1)

Point en 1994

Notre Promotion, en 1981, comptait 184 membres : 178 Français et 6 étrangers, tous Africains, avec qui nous essayons de garder un contact, ce qui est facilité par le passage en stage, en école, voire en ambassade de plusieurs d'entre eux. Cinq de nos camarades sont malheureusement décédés : trois accidentellement - un en service commandé lors d'un accident de montagne - un tragiquement disparu aux Comores pour une cause perdue qu'il croyait juste. Enfin quatre ont rejoint le Pékin, ce qui laisse 169 Français en activité.

Depuis le jour du Pékin de Bahut, certains ont évidemment changé de voie au sein des armées. Ainsi les gendarmes ont vu leurs effectifs doubler depuis 13 ans et sont donc maintenant 20. Quatre d'entre eux suivent actuellement une scolarité au sein de la deuxième promotion du Collège interarmées de défense et un autre est engagé dans une voie EMS.

La Promotion compte actuellement cinq commissaires ou élèves-commissaires. Deux seulement ont changé d'arme : un de l'infanterie vers le génie pour continuer à servir pleinement à la BSPP, l'autre vers le CTA génie pour raison de santé. Enfin, trois d'entre nous sont maintenant ingénieurs du service des Essences, ce qui fait que 140 camarades continuent à servir au sein des armes de l'armée de Terre.

Faisant suite aux premières années en corps de troupe, ces derniers temps ont bien sûr été marqués par le passage des différents concours et l'accession "délicate" au grade de commandant ; bref nous sommes à une époque charnière de notre carrière, dont le déroulement pour les dix années à venir est pour ainsi dire verrouillé. En effet, si l'année 1995 marquera la nomination au grade de lieutenant-colonel de 19 camarades, elle laissera parmi nous 16 capitaines "au long cours", allant grossir le chiffre toujours plus important des hors créneaux. Dans l'armée de Terre, 59 d'entre nous sont brevetés ou en cours de scolarité au CID, au CSEM ou à l'EMSST (22 par la voie EM, 37 par la voie technique) et une vingtaine tenteront cette année encore de réussir par l'une ou l'autre voie.

Nous allons maintenant essayer de transmettre nos inquiétudes et nos motifs de satisfaction.

Les soucis proviennent d'abord du nombre de nos camarades qui vont rester capitaines, alors que le marché du travail est toujours plus difficile.

L'évolution logique de notre format est ressentie difficilement : l'infanterie offrait un choix entre 45 régiments il y a douze ans, entre 25 aujourd'hui.

Les débats sur la défense apparaissent plus politiques, sociaux, voire électoraux que militaires et opérationnels.

Mais les satisfactions sont nombreuses : armée professionnelle, évolution des matériels, reconnaissance par la société, nombre d'opérations extérieures, travail interallié.