Pourquoi parler de promos 54-56 ?

Le maréchal de Lattre avait regroupé dans l'ESMIA, sans distinction, les élèves issus du concours direct (CD) et du concours corps de troupe (CT). Au cours des années, la distinction s'est faite (surtout parce que la décision a été prise de ne laisser les CT qu'un an à l'ESMIA) entre les CD (deux ans : 3ème puis 1er bataillon) et les CT (un an : 2ème bataillon).

En ce qui concerne le baptême des promotions, le même nom a d'abord été donné en fin d'année scolaire du 3ème et du 2ème bataillons. C'est le cas en 1955 pour Amilakvari 54-56 et 54-55 et en 1956 pour Franchet d'Esperey 55-57 et 55-56. L'inconvénient était que ces promotions se connaissaient peu pour ne pas avoir passé ensemble l'année d'application.

Une autre logique a alors prévalu : le même nom de baptême a été donné en fin d'année scolaire du 3ème bataillon et en début d'année scolaire du 2ème bataillon. Cela a commencé en 1956, en début d'année scolaire, quand le 2ème bataillon a pris le nom de la promotion Franchet d'Esperey. Il y a donc deux promotions CT Franchet d'Esperey (55-56 et 56-57).

Nos promotions 54-56 sont à cheval sur les deux logiques. Il allait de soi que les promotions du nom d'Amilakvari continuent leur parcours ensemble. Il est devenu de soi que l'Amilakvari 54-56 et la Franchet 55-56 (qui avaient été ensemble à l'Ecole et en brève période d'application, qui avaient conservé le contact en Algérie, puis qui avaient fait ensemble l'année de "rattrapage" d'application) souhaitent prolonger ce compagnonnage.

Tout cela s'est fait en accord avec la promotion Franchet d'Esperey 55-57, qui avait déjà intégré une promotion CT Franchet, la 56-57.

CQFD : voici pourquoi ce site est celui des "promotions 54-56".